Un samedi après-midi d’octobre, douze enfants autistes se sont assis·es autour d’une longue table dans une boutique de l’Est de Toronto. Devant leurs ordinateurs, ces enfants ont regardé attentivement le formateur Paul Tom leur montrer comment fabriquer des figurines à tête branlante à l’aide de la technologie d’impression 3D.
L’événement, qui s’est déroulé au Little Robot Friends, a été apprécié tant par les enfants que par leurs parents et les personnes aidantes qui les accompagnaient. Quelques enfants, qui avaient plus d’expérience, ont utilisé des logiciels pour dessiner des motifs à l’écran.
« Tout le monde semble s’amuser », observe Mme Elizabeth Rudyk, responsable de la coordination des soins, Navigation des services de la région de Toronto. Elle sourit en constatant que le taux de participation à l’événement est de 99 %. « Les événements d’Autisme Ontario sont uniques. Ils donnent vraiment aux familles la possibilité d’essayer de nouvelles activités. »
« Mon fils est très intéressé par la technologie, les appareils, le codage et l’animation », explique Mme Nicole Thompson, qui a emmené son fils autiste Nathan et sa petite sœur Athena à l’événement, les deux ayant des connaissances en informatique. « À la maison, mes enfants font beaucoup d’animation. Un logiciel leur permet de faire de petits dessins animés et de courts sketchs. »
« C’est génial », dit Nathan, le fils de Mme Thompson. « Je n’ai jamais fait d’impression 3D avant. » Athena est assise à côté de son grand frère, devant son propre terminal, les doigts sur le clavier et le sourire aux lèvres. Nathan fixe intensément son propre écran et le motif qu’il a dessiné. « C’est un iPod », affirme-t-il.
De l’autre côté de la table, Charles Lane est assis devant son propre terminal et dessine un éléphant. C’est également la première fois qu’il travaille avec l’impression 3D. « Ça semble amusant », dit-il.
« Charles est très intéressé par l’impression 3D », mentionne son père, Brit. « Il passe probablement 20 heures par semaine à jouer avec des LEGO, qui ont une conception très similaire. »
Il affirme que son fils et sa famille tirent beaucoup d’avantages de ces événements. Selon lui, ces événements sont l’occasion pour Charles de retrouver ses ami·e·s et d’essayer quelque chose de nouveau et intéressant. C’est quelque chose qui est particulièrement important, car il admet qu’il est parfois difficile de trouver des activités qui plaisent à son fils. « C’est également très proche de notre résidence. C’est très pratique et ça permet à Charles de rencontrer de nouvelles personnes. »
« Cela leur permet d’utiliser davantage de logiciels que nous n’avons pas », explique Mme Thompson, tout en soulignant que l’impression 3D est encore coûteuse. « Il est bon de s’entourer d’autres personnes, de trouver une communauté et de former des amitiés. On retrouve un sentiment de camaraderie. C’est un environnement agréable et compréhensif. »
« Nous avons mis en place un environnement qui permet aux enfants peuvent être eux·elles-mêmes. », explique Mme Rudyk. « Dans d’autres types de programme, les enfants peuvent subir une pression pour agir d’une certaine manière ou ne pas être pleinement authentiques ».
« Autant ces programmes ont eu une incidence sur les enfants et les familles, autant je voudrais que toutes les familles sachent l’énorme impact qu’elles ont eu sur moi », déclare M. Paul Tom, éducateur principal et responsable de l’éducation, Little Robot Friends, qui apprécie l’expérience d’animation des événements. « J’ai toujours hâte d’accueillir les ateliers d’Autisme Ontario. »

