Le soutien tout au long de la vie : l’histoire de Gregory Merilhan à Autisme Ontario

Michael Cnudde

Gregory Merilhan est un adulte autiste qui a fêté son 40e anniversaire cette année dans un restaurant local avec sa famille. Il y a plus de trente ans, il participait chaque année au camp de la région de York d’Autisme Ontario jusqu’à ses 21 ans, alors que l’organisation était connue sous le nom d’Autism Society Ontario.

Adult man with a black baseball hat and striped shirt stands next to balloons to celebrate his birthday
Gregory Merilhan lors de la célébration de son 40e anniversaire. (Photo fournie par Mme Mary Merilhan.)

« Il participait au camp chaque été pendant un mois », raconte sa mère, Mme Mary Merilhan. Elle se souvient du camp comme une expérience « extraordinaire » pour lui. Mme Merilhan mentionne que son fils aimait les sorties, la natation et les séances de trampoline. « Il adore être entouré de gens. Il est très sociable. »

En cours de route, Gregory, qui vit dans un appartement de trois chambres de la VITA Community Living avec deux colocataires et une assistance en tout temps depuis l’âge de 18 ans, a noué des liens qui continuent de résonner dans sa vie.

Le camp a permis à Gregory d’intégrer un groupe social où il a pu s’engager avec des pairs autistes. « C’était un répit pour nous », dit Mme Merilhan, qui devait également s’occuper de Patrick, le frère aîné de Gregory, et de Nikki, sa sœur. « C’était nécessaire, car il a besoin d’une surveillance constante. Sans les camps, ça serait très difficile à gérer. »

De nombreux conseiller·ère·s de camp qui ont travaillé avec Gregory ont également évolué au sein de la communauté de l’autisme. « J’ai rencontré Gregory à la fin des années 1990 lors du camp pour enfants de l’Autism Society. J’étais conseillère et il était campeur, mais en réalité nous étions des camarades, des ados qui passaient l’été ensemble », a déclaré Mme Kristin Gunby, analyste du comportement chez Autisme Ontario. Elle raconte qu’elle a fait avec lui des sorties à Canada’s Wonderland et au Centre des sciences de l’Ontario et se souvient de ces moments avec tendresse. « Il est une personne merveilleuse avec qui partager les étés. Il fait partie de ces personnes que l’on n’oublie jamais. »

Le lien de la famille avec le camp s’est renforcé lorsque Patrick et Nikki ont travaillé comme conseiller·ère·s, ce qui leur a permis d’en apprendre davantage sur l’autisme et de nouer des liens avec les campeur·euse·s. Entre-temps, Mme Merilhan a pu recruter plusieurs conseiller·ère·s pour travailler avec Gregory pendant l’année scolaire.

Elle croit que le fait d’avoir participé aux camps d’Autisme Ontario a préparé le terrain pour que son fils réussisse plus tard dans la vie. « Gregory avait l’habitude de prendre l’autobus, de rencontrer des gens et de sortir avec des groupes. Il était très habitué à se rendre aux camps pendant deux mois par année. Sans cela, ça aurait été plus difficile. »

Aujourd’hui, Mme Merilhan défend les intérêts de Gregory et tente de le faire entrer dans un programme de jour pour remplacer celui qui a été fermé pendant la pandémie. « Nous avons dû remplir de nombreux documents et visiter des médecins simplement pour lui donner la possibilité de participer aux programmes à l’aréna. »